Le facteur Israël

Israel Bonds : Concrétiser la vision du fondateur d’Israël

par James S. Galfund

 

En septembre 1950, le premier ministre David Ben-Gourion convoquait les leaders juifs américains à un congrès afin de leur faire part de ses idées pour doter Israël de ressources économiques essentielles à sa survie. À peine dix-huit mois après une Guerre d’indépendance qui avait duré près d’un an et coûté à la nation naissante un pourcent de sa population, le pays peinait à récupérer des effets dévastateurs du conflit sur son économie.

L’urgence primordiale de la situation compliquait l’enjeu. Israël devait immédiatement renforcer les fondations de sa constitution tout en faisant face au défi apparemment insurmontable d’intégrer des centaines de milliers de nouveaux immigrants.

L’idée de Ben-Gourion consistait à mobiliser les Juifs de la diaspora dans la construction du nouveau foyer national juif au moyen d’obligations d’État. Ce qui devint le congrès de fondation des Israel Bonds fut plus tard salué par Shimon Peres comme « une étape cruciale de l’histoire d’Israël ».

Huit mois après le congrès, Ben-Gourion se rendait à New York, où, devant une foule rassemblée au fameux Madison Square Garden, et des milliers d’auditeurs massés dans les rues adjacentes, il annonçait le lancement officiel de la première émission d’Israel Bonds, nommée l’Obligation de l’Indépendance.

Dans le sillage de ce moment historique, l’entreprise des Israel Bonds s’est étendue d’un océan à l’autre aux États-Unis, puis au Canada, en Amérique Latine et en Europe. À présent, près de 70 ans plus tard, Israel Bonds est une organisation mondiale qui cumule à ce jour un chiffre de vente de plus de 43 milliards de dollars. Qui plus est, chaque année depuis les six dernières années, les ventes aux États-Unis ont franchi la barre du milliard de dollars, et la filiale américaine est en bonne voie de réaliser ce résultat pour une septième année consécutive en 2019.

Le visionnaire renommé David Ben-Gourion lui-même n’aurait pu prédire la façon dont Israël a mis à profit ce financement pour repousser les limites du possible.

Le premier ministre David Ben-Gourion accueille les leaders d’Israel Bonds à Jérusalem (Photo : Israel Bonds)

Le premier ministre David Ben-Gourion accueille les leaders d’Israel Bonds à Jérusalem (Photo : Israel Bonds)

 

Un développement fulgurant

L’organisation des Israel Bonds est fière du rôle qu’elle a joué pour faciliter l’évolution rapide d’Israël. Ce pays essentiellement agricole à l’économie fragile s’est transformé en un poumon technologique mondialement reconnu, doté d’une des économies les plus résilientes et admirées du monde.

Bien que ses titres ne soient pas notés, l’organisation des Israel Bonds est prise en compte dans l’évaluation d’Israël par les agences de notation. Ainsi, dans un rapport daté du 25 mars 2019, l’agence Fitch Ratings a confirmé la note par défaut A+ d’Israël à titre d’émetteur en devises à long terme, avec une perspective « stable », en citant le « programme d’obligations actif dans la diaspora » du pays comme un facteur déterminant.

Pendant les années de formation de l’État d’Israël, investir dans les Israel Bonds était un moyen de manifester son soutien à une nouvelle nation dont l’avenir était incertain. Aujourd’hui, les Israel Bonds sont une expression de fierté à l’égard d’un État juif qui, d’après le US & World Report, est la huitième puissance mondiale. Le tout dernier exploit d’Israël, daté du 24 juillet 2019, a été son classement parmi les dix pays les plus innovateurs au monde, selon le Global Innovation Index (indice mondial de l’innovation).
On ne s’étonne donc pas d’entendre l’investisseur de renommée mondiale Warren Buffet, titulaire d’un portefeuille personnel d’Israel Bonds de 5 millions de dollars, déclarer que l’investissement dans les Israel Bonds représente un « appui mérité à un pays remarquable ».

 

Warren Buffett, s’adressant au public d’un événement d’Israel Bonds à New York, désigne les Israel Bonds comme un appui mérité à un pays remarquable (Photo : Shahar Azran)
Warren Buffett, s’adressant au public d’un événement d’Israel Bonds à New York, désigne les Israel Bonds comme « un appui mérité à un pays remarquable » (Photo : Shahar Azran)

 

Franchir les obstacles

Israël continue de franchir les obstacles, et il est particulièrement impressionnant de voir un pays autrefois lourdement dépendant de la fameuse « orange de Jaffa » se transformer en un chef de file mondial dans presque tous les domaines de l’activité humaine, y compris la science, l’agriculture, la technologie, le développement durable et la médecine de pointe.

C’est sans doute un tel bilan qui a motivé l’ancien PDG de Google Eric Schmidt à déclarer, lors du Sommet de l’innovation du Premier ministre en octobre dernier : « Il n’y a pas de plus grande concentration de talents qu’en Israël ».

 

Énoncé de mission de la « nation start-up » (Photo : James S. Galfund)
Énoncé de mission de la « nation start-up » (Photo : James S. Galfund)

 

Un large spectre d’investisseurs

L’idée d’investir en Israël tout en consolidant un attachement personnel avec l’État juif attire un large spectre d’investisseurs individuels et institutionnels.

En plus de la communauté juive de la diaspora, 25 États américains – y compris des municipalités et des caisses de retraite de fonctionnaires – ont investi plus de 3,5 milliards de dollars en Israel Bonds. Inspirés par le succès d’Israël, plus d’une dizaine d’États, dont certains, comme l’Oklahoma et l’Arkansas, comportent une communauté juive relativement petite, ont adopté des lois les autorisant à investir dans les Israel Bonds.

Offerts à partir de 36 $, les Israel Bonds sont des titres polyvalents, qui peuvent servir à de multiples usages, qu’il s’agisse de diversifier des portefeuilles de placement et d’épargne-retraite, de souligner des événements marquants (naissance, bar/bat mitzvah, remise de diplôme, mariage, etc.), ou de soutenir des causes, comme des organismes de bienfaisance ou autres et des universités. Certains particuliers ont aussi acheté des Israel Bonds en réaction au mouvement BDS (boycott, désinvestissement et sanctions) contre Israël.

Aujourd’hui, il est plus facile que jamais d’acheter des Israel Bonds. Lancée à l’automne 2011 aux États-Unis et en avril 2019 au Canada, la vente en ligne a déjà rapporté plus d’un quart de milliard de dollars.

Une pierre angulaire

En 1970, lors d’un forum économique organisé par Israel Bonds, la première ministre Golda Meir affirmait : « Si nous voulons voir notre pays prospérer et notre agriculture se développer; si nous voulons intégrer comme il se doit les nouveaux immigrants qui affluent; si nous voulons maintenir notre progrès, notre éducation et notre culture; si nous voulons qu’Israël continue de se construire tout en se défendant – nous avons besoin de votre aide. Et nous espérons pouvoir compter sur vous. »

Les milliards de dollars investis en Israel Bonds depuis montrent clairement que l’appel à l’action de Golda Meir a suscité une réponse enthousiaste. L’État juif fort et dynamique qui en résulte est la preuve concrète de la sagacité de David Ben-Gourion dans sa décision d’établir l’organisation des Israel Bonds – pierre angulaire fondatrice et pérenne de la réussite d’Israël.